Fumée Noire

RÉSUMÉ

Rosa Pradinas est Kuma, ours en japonais

Rémi Giordan est Kama, âme en japonais

Et si l’imagination pouvait sauver une vie ?

Rescapée d’un bombardement, Kuma refuse d’accepter la disparition de son petit frère. Depuis son lit d’hôpital, elle invente une épopée surréaliste : une forêt imaginaire où jouets, animaux phosphorescents et soldats grotesques prennent vie. À mesure que le rêve se fissure, surgissent l’absence et la réalité, la mémoire et le deuil.

Écriture et mise en scène - Alice Schwab

Avec - Rémi Giordan et Rosa Pradinas

Scénographie et Marionnettes - Lucy Cibille et Alicia Busson

Musique - Clément Ferrigno

Costumes - Louise Depardieu

Lumières - Zoé Ritchie

Diffusion - Caroline Berthod - Aventurine et compagnies

Ne sommes-nous pas toujours les personnages de nos rêves ?

Quand il devient trop douloureux de vivre dans le réel, l’imagination devient un espace de survie. C’est de cet endroit que naît Fumée Noire. Depuis sa chambre d’hôpital, Kuma tente de reconstituer son monde. Elle fait revivre ce qui n’est plus, en le réinventant. Dans le rêve, les repères se brouillent et la forêt, la chambre, l’enfance se superposent. On ne sait plus si l’on traverse un souvenir, une hallucination, ou la violence réelle de la guerre. Progressivement, les figures d’autorité apparaissent, elles aussi déformées. Kuma réinterprète les soldats qu’elle a rencontrés et joue à les ridiculiser. Mais les militaires restent menaçants. Le rêve échappe à Kuma et devient cauchemar. Elle perd le contrôle et en oublie qu’elle rêve. Pendant cette traversée, les coïncidences se répondent. Sans jamais l’énoncer frontalement, on pressent que Kuma est tous les rôles. Les voix se ressemblent, les gestes se répondent. Fumée Noire devient peu à peu lisible autrement. Ce qui commence comme une hallucination finit alors par prendre la forme d’un témoignage.


Les dossier des références 

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